Pour la suite du monde (Marche à l’Isle-aux-Coudres)

À la fête du Travail, avec trois camarades, je suis allé marchuer l’Isle-aux-Coudres en Charlevoix un endroit paisible où les paysages et la mer ne demandent qu’à être admirés. Lieu magique, isolé, où on devine le passé rude mais riche, où Cartier célébra la première messe en Nouvelle-France. Tour de l’Isle : 23,3 km.

Para el día del Trabajo, con tres cammarades, me fui a caminar por la Isle-aux-Coudres en Charlevoix, un lugar tranquilo donde los paisajes y el mar a la espera de ser admirado. Lugar mágico, aislado, donde se adivina el pasado es dura, pero rico, cuando Cartier celebra la primera misa en la Nueva Francia. Tour de la Isla : 23.3 km.

Il y a quelque choses de spécial voire secret sur cette île où le passé n’est jamais loin. Je regardais la grève découverte par la marée basse et cherchais les chicots des perches plantées en 1962 pour y attirer les marsouins, qui furent les héros du documentaire Pour la suite du monde.

La même semaine, de retour, je tombe par hasard sur le film de Pierre Perrault et Michel Brault. Je le dévore, ahuri, attaché à mon fauteuil par ce coup de poing fabuleux. Je voyais, en noir et blanc, ce que j’avais deviné, les jours précédents : un mode de vie englouti. Un pays disparu. J’étais étonné.

Les habitants de l’île, au début des années 1960, ont fait revivre devant les caméras de l’ONF la pêche aux marsouins, abandonnée depuis 1924. Plus qu’une pêche, c’est une langue ancienne, des liens familiaux, une manière très forte d’occuper le territoire, de se déplacer en goélette, que nous laissent voir les cinéastes. C’est un poème au beau milieu du Saint-Laurent. Oui, on le sait bien, nous, du XXIe siècle, qu’au moment pur où ils giguent, que leur mode de vie est déjà altéré par le progrès et ainsi une façon d’habiter la région, en équilibre avec son environnement.

Oui, il y a un lien entre l’écologie et l’enracinement dans le pays. Nous sommes trop souvent prêts à sacrifier notre habitat pour que le système avance plus vite, pour amasser plein de cossins. La suite du monde est pourtant inséparable de la survie des lieux. Des lieux accueillants, ouverts à tous, mais d’abord respectueux d’eux-mêmes. Et pour se respecter, il faut se connaître soi-même.

Le néolibéralisme triomphant. Cause d’un mal physique et moral qui nous ruinera. Nous marchons vers un vide, l’esprit fermé. Réveillons-nous !

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne voit pas,
celui qui n’écoute pas le vent,
Il meurt lentement …    (Neruda / merci capitaine Jules)

Pour info. Mme Lavoie, Isle-aux-coudres <contact@tourismeisleauxcoudres.com>

L’Isle-aux-Coudres en Charlevoix est un endroit paisible où les paysages ne demandent qu’à être admirés. Destination  par excellence, l’hospitalité proverbiale des « Marsouins », surnom amical donné à ses habitants, ne se dément pas et les vacanciers sont toujours heureux de retrouver cet accueil chaleureux. Il y a beaucoup à  offrir : des événements des plus originaux, un réseau d’hébergement pour répondre à toutes les demandes ainsi qu’une multitude d’activités de plein air, culturelles ou d’agrotourisme

http://www.tourismeisleauxcoudres.com/

Nos photos Ici : https://photos.google.com/share/AF1QipMH9Nf_3UCwEqnyxtxGVf1GfBMuIKU1ecD87aVXO3ijwT6YNEXzOy1DvwMEc1RPwA?key=ODlXZV96X3dpUU5sRVQ2MGhfbC1nVFg4LTNBS2Nn

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